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Une nouvelle aventure de Céline Clément

par Lou Ripoll , January 26, 2022

Pendant la semaine de Noël 2021, nous avons publié sur notre compte instagram une nouvelle aventure de notre détective préférée Céline Clément, agence Tango & balayeurs associés ! Cette aventure dégoupilante a été écrite par Eleonore Kempler, la voici !

 

Assise sur la banquette au fond du café, sous le miroir, Céline Clément attend son rendez-vous. Un rapide coup d’œil à l’horloge au-dessus du bar lui confirme que celui-ci a près d’une demi-heure de retard. Si elle n’était pas aussi intriguée par l’appel reçu ce matin, elle serait déjà partie, mais elle soupçonne quelque chose… d’inhabituel.
La radio diffuse une énième chanson de Noël tandis que les serveurs se pressent pour servir tout le monde. Voilà déjà deux fois qu’on lui a proposé de reprendre une consommation et, de guère lasse, Céline a réclamé un chocolat chaud, dans lequel elle tourne désormais sa cuillère avec application. De quoi peut-il bien s’agir ?
Le bruit d’un verre cassé la fait sursauter et la ramène à la réalité, au brouhaha de la salle et à la buée sur les vitres. Le jour décline déjà, bientôt il fera nuit…

- Mademoiselle Clément ? demande soudain une voix à côté d’elle. Pardonnez mon retard, j’ai eu toutes les peines du monde à me libérer.
Se tournant vers le nouveau venu, Céline découvre un homme entre deux âges, vêtu d’un épais blouson d’où dépasse une écharpe à motifs de vagues.
— Commissaire Voyer, c’est moi qui vous ai contactée.
Il s’assied sans plus de formalité, ouvrant son manteau tout en hélant un serveur pour demander un café. En attendant qu’on le lui apporte, il pose sur la table un appareil électronique qui semble à mi-chemin entre le téléphone portable et la tablette. L’engin est neuf, sa coque blanc nacré brille sous la lumière des plafonniers, et son écran est encore protégé par un film transparent. Céline retient brusquement une furieuse envie d’y toucher, et joint les mains devant elle.
— Eh bien ? Que vaut l’honneur de cette rencontre ? demande-t-elle d’une voix où perce un brin d’ironie.
— J’ai entendu dire que vous étiez spécialisée dans les enquêtes… atypiques, répond-il en haussant un sourcil. Or il se trouve que j’ai une affaire pour le moins cocasse qui embarrasse mes services depuis quelques jours.
D’un geste un peu théâtral, il presse le bouton de l’appareil pour l’allumer. Un logo bleu sur fond blanc apparaît.
— Êtes-vous déjà allée à la chasse au renard, mademoiselle Clément ?

Des renards, en plein Paris !

Encore étourdie par ce qu’elle a appris la veille, Céline se tourne et se retourne dans son lit. On aurait, paraît-il, repéré des renards en différents lieux de la capitale, et ceux-ci se volatiliseraient dès que quelqu’un tente de les approcher. Mais par un hasard miraculeux, l’appareil électronique que lui a remis le commissaire permettrait de les « appréhender ».
La détective repousse ses couvertures et décide de partir en chasse tout de suite. Le soleil ne se lèvera pas avant une heure ou deux, les rues seront quasi vides…
Elle attrape la tablette posée à côté du lit et, après l’voir allumée, déchiffre le logo : « Blue T ». Celui-ci s’estompe, et un encadré lui demande d’entrer son nom. Va pour « Tango et compagnie ». L’image à l’écran se brouille, puis un nouveau décor apparaît : sur un fond bleu irisé, un couple de patineurs évolue, traversant l’image au son de Casse-Noisette.
Alors que le couple disparaît, un renard semble les suivre en courant, puis s’immobilise au milieu de l’écran. Tournant la tête vers Céline, il semble la regarder, puis disparaît dans un tintement cristallin.
— C’est tout ? murmure la détective, un peu déçue.
Puis elle repense à ces jeux de piste parisiens dont elle serait presque coutumière, à force. Et alors qu’une idée se fait jour dans son esprit, elle esquisse un sourire et s’habille à la hâte, toute à sa nouvelle enquête.

Dans la nuit, l’air s’est refroidi, et le soleil n’est pas encore levé pour réchauffer un peu l’atmosphère. Emmitouflée dans son manteau vert vif et son écharpe décorée de poèmes, la détective avance d’un pas vif.
Quand elle arrive sur la vaste place, il règne un calme assez inhabituel pour cet endroit d’ordinaire si fréquenté, mais l’heure matinale a découragé les promeneurs. S’approchant de la grande patinoire installée pour les fêtes, Céline tend l’oreille : on entend le crissement des lames tandis qu’un couple va se placer au centre.
La musique démarre : ce n’est pas le Casse-Noisette attendu, mais une balade rock interprétée tour à tour par un homme et une femme. Le couple glisse avec fluidité, tantôt en symétrie, tantôt dans les bras l’un de l’autre. La tunique de la jeune fille a des motifs bleu irisés qui rappellent le scintillement de la glace au soleil. Fascinée, la détective les observe, se laisse emportée par l’histoire que les patineurs racontent avec leurs corps, virevolte avec eux, grisée de vent et de mouvement.
Alors que les dernières notes retentissent, et que les sportifs s’immobilisent, le souffle court, une ombre rousse apparaît au bord de la patinoire. Un renard ! Précipitamment, Céline braque l’appareil électronique sur l’animal…
Le tintement cristallin entendu plus tôt résonne, l’intrus s’estompe, comme pixellisé, et l’écran s’illumine. Un renard y apparaît, hoche la tête, et s’enfuit hors de l’image. Puis le fond change, le bleu vire au violacé, au centre duquel se matérialise un portrait de femme tête-bêche.

Il est presque midi quand la détective émerge du métro. Le portrait lui a donné du fil à retordre, et elle n’est pas encore certaine de ses conclusions. Elle a d’abord cru à un de ces tableaux de la Renaissance qu’il lui faudrait localiser au Louvre, mais il faudrait des jours entiers pour en arpenter toutes les galeries et éventuellement trouver ce qu’il lui faut.
De guerre lasse, elle est allée demander conseil au vieux collectionneur de livres qui l’avait recrutée l’année dernière. Lui saurait peut-être où orienter ses recherches !
— Ma chère, je serais ravi de vous être utile, avait-il dit en l’accueillant.
— Ce tableau vous évoque-t-il quelque chose ?
Céline avait montré le dessin qui l’intriguait de plus en plus.
— J’avais d’abord pensé à Frida Kahlo, avec cette couronne de fleurs, mais l’aspect renversé du portrait ne correspond pas à son œuvre…
Avec un sourire, son ancien commanditaire, avec effleuré l’image, avant d’expliquer :
— Ce n’est pas Frida, mais plutôt Judith.
— Judith ?
— La dame de cœur. Vous cherchez une carte à jouer, ma chère.
Et c’était ainsi qu’elle s’était retrouvée devant l’endroit qui conservait les cartes à jouer les plus précieuses, équipée de sa tablette.
Le bâtiment qui mêle architecture ancienne et contemporaine n’est guère fréquenté et, dans la vaste salle aux éclairages tamisés, ses pas résonnent. Un peu à l’écart, comme si on avait voulu que les visiteurs se donnent la peine de la trouver, une vitrine est consacrée à la dame de cœur et à ses différents visages.

Elles sont là : en pied, de face, de profil, souriantes ou renfrognées, canailles ou distantes… Un tintement que Céline commence à connaître se fait soudain entendre par terre. Surprise, elle regarde sous la vitre, et découvre un renard roulé en boule, comme s’il venait de s’éveiller d’une sieste.
Sans attendre, la détective braque sa tablette dessus… et l’animal disparaît.

Le renard trouvé sous les dames de cœur s’est lui aussi estompé dans un nuage de pixels avant de réapparaître sur l’écran, puis de céder la place à une sorte de jardin tropical. Cette fois-ci, une devise est apparue dessous : « A cœur vaillant, rien d’impossible ».
La détective reste perplexe, observe le dessin sous toutes les coutures, mais rien ne lui vient… Mais elle a gardé le contact avec le botaniste du Muséum, lui saura peut-être l’éclairer. Elle lui envoie une photo du jardin, et sursaute lorsque son téléphone sonne presque immédiatement.
— Mlle Clément, toujours à la recherche de fleurs étranges, à ce que je vois.
— Voulez-vous dire que ce sont encore une fois des plantes inventées ? demande-t-elle en repensant à sa précédente enquête.
— Non, pas cette fois-ci. Toutefois elles sont assez rares… J’avais plusieurs idées en tête, mais la phrase qui les accompagne m’a rappelé quelque chose. Je vous conseille d’aller faire un tour dans le jardin d’hiver du square Edouard Vaillant.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Céline remercie son interlocuteur et se hâte, car le jour décline déjà. Dans le square baigné de la lumière dorée de fin de journée, la détective marche d’un pas vif. Elle contourne le kiosque à musique désert, puis avance jusqu’au fond du jardin.
Niché derrière un bouquet d’arbres, le jardin d’hiver lui fait l’effet d’une boîte à bijoux. C’est une minuscule serre à la structure métallique bleue, traversée par le soleil qui la fait briller de mille feux. À l’intérieur, des plantes aux couleurs vives rappellent bien l’image qui s’est affichée sur son écran.
Céline contourne le petit bâtiment, cherchant à entrer… mais c’est impossible. Se serait-elle trompée ? Non, mais elle joue de malchance, semble-t-il. Avec un soupir, elle colle le nez à une vitre pour tenter d’apercevoir un éclair roux.
— Vous cherchez quelque chose ?

La détective tressaille, se sentant prise en faute, coupable de fureter dans les recoins déserts d’un square parisien. Elle se retourne et découvre un visage souriant qui ne lui est pas inconnu : c’est l’un des balayeurs qui l’ont aidée lors de ses précédentes enquêtes !
Souriant à son tour, elle explique sa situation en quelques mots. Le balayeur appelle son collègue qui nettoyait l’allée un peu plus loin, et ce dernier, apprenant sa quête, exhibe une clé. Sans réclamer davantage de justification, il lui ouvre la serre, et Céline pénètre dans l’espace vitré aux dimensions réduites.
Braquant sa tablette en direction des plantes, elle aperçoit soudain, au pied d’un palmier en pot, dissimulé dans l’ombre, un renard assis qui semble la considérer d’un air interrogateur. Il disparaît dès qu’elle active l’appareil, et se matérialise à l’écran, provoquant des exclamations de stupeur : ses deux amis lui ont emboîté le pas et assisté à la scène.
Une fois encore, l’image du renard s’estompe pour faire place à des volées de marches encastrées les unes dans les autres, ce qui n’est pas sans rappeler ces escaliers sans fin qui font les délices des amateurs d’illusions d’optique.
— Qu’est-ce que c’est que ça ?
— On dirait les jeux vidéo de mes enfants, quand ils font sauter le personnage d’une plateforme à l’autre…
Un jeu vidéo ?
— J’aurais plutôt dit que ça ressemble à Montmartre… Les jours où il faut travailler là-bas, je ne sens plus mes jambes !
— Tu as raison ! s’exclame Céline. C’est forcément là-bas.
Après de nouveaux remerciements, la détective se hâte. Elle touche au but, elle en est certaine.

Deux heures plus tard, il fait nuit, et Céline maudit toutes les marches de Montmartre. Elle a beau arpenter le quartier, il faut se rendre à l’évidence : aucun renard n’a eu la bonne idée de se promener par ici. Ce n’est pas ce soir qu’elle bouclera son enquête…
Avec un soupir, la détective décide d’abandonner pour le moment, et de reprendre son enquête le lendemain. Soudain, une bourrasque souffle et soulève les pans de son manteau, lui faisant presque rater le tintement cristallin qu’elle a fini par associer aux renards.
Redressant brusquement la tête, elle découvre l’animal debout face à elle, parfaitement immobile, comme s’il avait toujours été présent. Avec des gestes prudents, elle sort sa tablette, la braque sur le canidé et…
Celui-ci fait demi-tour et s’engouffre dans le hall d’un immeuble. Céline hésite à peine et le suit, pressant le pas pour ne pas le perdre de vue. Le bâtiment semble beaucoup plus vaste que ne le laissait deviner sa façade, et la détective s’enfonce dans un couloir à demi éclairé.

Prenant soudain à gauche, elle débouche dans… une forêt ? Mais c’est une forêt étrange, toute en nuances de bleu et de blanc, quasi lumineuse. Le renard a disparu, mais la détective s’en moque : dans sa main, la tablette s’est rallumée et affiche le même paysage.
C’est alors que les arbres disparaissent et que les plafonniers s’allument. À l’autre bout de la pièce, une femme portant des lunettes, les cheveux noirs coupés au carré, semble l’observer avant de la rejoindre.
— Bonsoir, dit-elle en lui tendant la main. Je m’appelle Edna Fox, et je suis la fondatrice de Vulpis, éditeur de jeux vidéo. Si vous êtes ici, c’est que vous avez en votre possession notre dernière console.
— Enchantée, Céline Clément. On m’a en effet confié cette tablette avec pour mission de comprendre pourquoi on croisait des renards un peu partout dans Paris…
— Notre prochain jeu – qui consiste, vous l’aurez deviné, à retrouver des renards dans un paysage qui mêle virtuel et réel – est encore en phase de test, et nous voulions faire des essais à grande échelle. Malheureusement, ceux-ci ont débuté plus trop que prévu lorsqu’un de nos techniciens s’est trompé de code… Et au lieu de nous expliquer sa bévue, il a paniqué et ne nous a rien dit ! Comble du malheur, c’est là que des concurrents mal intentionnés ont réussi à se procurer notre matériel et l’ont envoyé à la police.
— Quand le jeu doit-il sortir ?
— Le jour de Noël. Si bien sûr nous ne sommes pas frappés d’une interdiction ou d’un report avec tous ces rebondissements…
Céline sourit.
— Tranquillisez-vous. Le commissaire Voyer a bien d’autres chats à fouetter, c’est pour cela qu’il s’est adressé à moi. Si vous lui expliquez rapidement la situation, et lui assurez que tout est sous contrôle, il ne vous embêtera pas.
À ces mots, Edna paraît visiblement soulagée.
— Merci infiniment ! Que diriez-vous de garder la console ? Avec vous, elle sera entre de bonnes mains et, qui sait, elle pourra vous être utile lors d’une prochaine enquête.

 

 

Fin de l'aventure de notre détective Céline Clément, agence Tango & balayeurs associés ! Merci Eleonore Kempler !

 

 

 

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